Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Aissa Hamada en Algérie

L’Algérie est des trois pays du Maghreb et a une démographie dynamique avec une superficie de 2,5 millions de km2. Ce pays connaît le même taux de croissance que la France avec 2% par an. Sa population compte environ 38 millions en 2013 et ce chiffre va doubler d’ici douze ans. Les conseils voyage d'Aissa Hamada sont : les  comportements à y adopter lors d’un voyage d’affaires ou même d’une visite touristique sont spécifiques, tout comme dans chaque endroit qui a ses propres us et coutumes.

Les comportements lors d’un voyage d’affaires selon Aissa Hamada

Un homme d’affaires comme Aissa Hamada besoin de bien se comporter lorsqu’il veut commercer et interagir dans ce pays. Il s’agit de suivre les éléments en relation à la psychologie, à la sociologie, aux habitudes et aux réseaux des interlocuteurs.

Connaître la culture du pays même si elle est proche de celle de la France

Cette nation possède une double culture. D’une part, elle baigne dans le monde musulman-arabe, ce qui explique la grande sensibilité de la population envers les comportements des étrangers. D’autre part, elle a été jadis influencée par les Français avec qui elle partage une organisation centralisée et une histoire commune.

« Les hommes de la rue » tendent à perdre la langue française même si le monde politique et économique la parle bien. Les récentes générations, plus précisément ceux de la classe populaire, n’ont plus l’occasion de se former au français.

L’attraction envers cette langue faiblit actuellement puisque le monde anglo-saxon et celui de l’arabe constituent deux pôles d’attraction en pleine croissance. Cela implique qu’un homme d’affaires doit au moins connaître les bases de la langue locale avant de pouvoir y commercer.

Connaître les points essentiels de sa culture

Il faut noter que c’est un pays république. Il fait partie des plus grands pays africains et c’est également l’un des plus peuplés. Le territoire possède des richesses gazières et pétrolières très importantes, mais qui s’avèrent être mal distribuées, explique Aissa Hamada.

La guerre dans le pays est un lointain souvenir pour les jeunes générations et il n’y a aucune animosité ou rancune envers la France. Toutefois, la génération qui a lutté pour leur indépendance reste marquée par les épreuves qu’elle a endurées.

Il convient de prendre en compte ce point lors de la négociation d’une affaire. Entre autres, les habitants n’aiment pas que des visiteurs donnent des leçons vis-à-vis  de la politique étrangère régionale ou de l’usage de la force.

Le pays est déjà sorti de cette période noire et de l’isolement politique et il a maintenant confiance en lui. Il est donc inutile de parler de sa politique intérieure. Cependant, les locaux restent liés aux quotidiens des Français même ceux qui ne sont pas d’origine française ou qui ne connaissent pas la France. Ils s’intéressent beaucoup aux actualités !

Connaître les susceptibilités nationales

Il ne faut surtout pas dire du mal de l’islam et du président de la république lors d’un voyage d’affaires, et cela même si les interlocuteurs méprisent eux-mêmes leur gouvernement. La guerre d’Algérie et la colonisation sont des sujets très délicats avec les personnes qui ont pris de l’âge.

Il faut aussi faire attention aux attitudes puisqu’ils sont sensibles au comportement hautain, volontaire ou involontaire. Les interlocuteurs doivent être traités tels que des partenaires commerciaux des pays de l’ouest, comme les Anglais ou les Allemands.

Un minimum de connaissances sur les fiertés nationales serait la bienvenue durant le voyage d’affaires pour réussir à y établir son commerce. La grandeur du pays (sa taille, ses richesses et sa population) est un atout à prendre en compte.

Parler de leur indépendance et de l’Emir Abd El Kader (en excluant les propos offensant) leur fait plaisir puisque ce sont des symboles nationaux très forts.

Ne pas passer par des intermédiaires locaux

Les hommes d’affaires locaux n’apprécient pas les intermédiaires ! Tout ce qu’ils veulent c’est d’être en contact direct avec le concerné. Il faut par contre considérer que la plupart des grands marchés  cachent souvent de nombreux intermédiaires.

Le dossier peut avancer avec une telle rapidité ou plus ou moins vite selon la position de l’investisseur envers ses vis-à-vis.

Connaitre les réseaux importants

Il est toujours utile pour un businessman de s’appuyer sur ceux qui représentent le Medef puisqu’il existe un patronat unifié sur le territoire. Il faut donc se référer à des chambres de commerces, des centres culturels français, des associations professionnelles tout en essayant de comprendre le fonctionnement du pays.

Les réseaux de personnes et les réseaux informels sont essentiels. C’est une entreprise orale où les informations peuvent circuler de bouche à oreille. Les intervenants de ces réseaux se parlent beaucoup !

La contrée natale d’Aissa Hamada est une région où prendre une décision à chaque échelon est validé par la hiérarchie supérieure. Cela explique la lenteur des prises de décisions dans le territoire et cela dans n’importe quelle ville.

Il est donc primordial de savoir patienter pour la validation du dossier du futur investisseur puisque les intervenants locaux ne s’engagent que s’ils sont seulement certains que la décision est approuvée par les supérieurs.

Une mauvaise décision ou un changement de coterie peut mener en prison dans certaines sphères de l’Etat. C’est pour cela que chacun couvre au mieux ses actes lors d’un marché international.

À noter que les autochtones n’hésitent pas à fournir leur carnet d’adresses et s’avèrent disponibles envers les étrangers même s’il y a des réseaux fermés comme partout ailleurs. Cette inclinaison est appréciable sur le plan personnel et aussi dans le cadre des affaires.

Les  attitudes à avoir durant le voyage

Il est important de s’enregistrer à l’ambassade une fois arrivée dans le pays. Le choix de l’hôtel est essentiel et si on en a les moyens l’idéal est d’en prendre un d’au moins 4 étoiles. Ceux qui sont classés 4 ou 5 étoiles sont convenablement sécurisés.

Il y est possible de demander les endroits incontournables et les lieux à éviter lors d’un voyage d’affaires. Les forces de l’ordre sont visibles et très présentes aux abords des grands hôtels ainsi que des centres de pouvoirs.

Apporter des cadeaux

Offrir un cadeau pendant un voyage d’affaires est essentiel en Algérie. C’est un signe d’une forte relation entre le visiteur et ses hôtes. Cependant, il est essentiel de ne pas verser dans l’ostentatoire puisque cela peut vite être interprété comme la volonté de mettre l’interlocuteur dans la position de « redevabilité ».

L’étranger peut apporter un cadeau, mais l’idéal est d’en offrir un qui est personnalisé et de le donner avec discrétion pour que le futur partenaire ne sente pas obligé d’en donner en contrepartie.

Savoir dire bonjour à un homme ou à une femme

La majorité des Algériens dans le monde du commerce international parlent le Français. Mais ce n’est pas un motif de ne pas les saluer dans leur langue «  As salâm ’aleikoum ». Là comme partout ailleurs, il est possible de serrer la main des femmes comme celle des hommes.

Aissa Hamada conseille qu’il ne faut surtout pas serrer la main d’une femme si elle est voilée sauf si c’est elle qui tend la main la première. C’est un geste tabou dans les pays arabes et musulmans de prendre en premier la main d’une femme qui porte un voile.

L’observation des us et coutumes est importante pour pouvoir s’adapter dans un environnement inconnu.

S’adapter aux gestes ou paroles des locaux

Le tutoiement est presque automatique et se fait rapidement pour les autochtones. Il est possible que le tutoiement commence dès le premier contact alors il ne faut pas tout de suite se vexer. Au contraire, il faut faire le même avec l’interlocuteur puisque c’est le signe que le nouveau venu est bien reçu.

Cette contrée est un pays du Sud, ce qui signifie que sa population est plus tactile par rapport aux européens. Il est  donc conseillé de ne pas mettre une distance excessive entre le nouveau venu et l’hôte.

Soigner les  gestes et le sourire lors d’une discussion

Le respect des règles  a une importance majeure  dans ce pays comme dans tous ceux musulmans. Une personne de passage est soumise à toutes les lois du pays et doit en ce cas porter une tenue décente.

Il est conseillé si possible lors d’un voyage d’affaires d’y aller pendant les jours où le ramadan est terminé puisque manger ou boire durant cette période peuvent causer quelques soucis. Le respect des autres durant le ramadan est important que ce soit de la part d’un chrétien, un bouddhiste ou un Juif.

La salutation se fait toujours avec le sourire. C’est presque devenu une habitude pour les autochtones. Aissa Hamada précise que si le sourire intervient durant la négociation, ce n’est pas un signe que le dossier va aboutir. C’est peut-être un sourire de courtoisie !

La patience est mise à l’épreuve dans le territoire puisque les habitants ont l’habitude de réfléchir avant d’agir. Il se peut que l’interlocuteur décante ses décisions même s’il a choisi un étranger comme fournisseur. La patience est l’arme dont il faut se munir dans ce territoire où « penser » est au quotidien.

Savoir interpréter le visage impassible ou sérieux, négocier et marchander

L’expression faciale indique que l’affaire demande une extrême concentration et qu’elle est sérieuse. Elle peut aussi être le témoignage d’un mécontentement ou d’une tension comme dans tous les autres pays d’ailleurs. Il faut faire attention aux vexations occasionnées par une simple expression du visage. D’autres détails sont livrés dans l’interview d’Aissa Hamada.

Du fait que la négociation fait partie des habitudes, il faut pour cela se préparer au marchandage. Par contre, il n’est pas facile même pour les multinationales de marchander avec les autorités concernant la fiscalisation ou la règlementation d’une implantation.

Les autorités locales affichent leur souveraineté et restent inflexibles concernant ce sujet tandis que les autres Etats africains peuvent afficher des fiscalités à géométrie très variable.

Adopter une tout autre attitude afin de bloquer une situation

Le processus de la prise de décision est long. C’est mauvais signe s’il n’affiche pas d’avancée concrète ou que les intervenants locaux reprochent à leurs interlocuteurs de ne pas respecter le cahier des charges.

C’est un pays fonctionnant sur le mode relationnel, de ce fait il est possible de déplacer la discussion à l’aide d’un autre réseau relationnel ou de revenir sur un terrain amical. Renforcer les liens occasionne la réussite de l’affaire.

Respecter les règles de courtoisie durant les moments de convivialité

Il se peut que l’hôte invite l’étranger à dîner chez lui. Ici encore, le non respect des traditions peut être un blocage pour le dossier.  Si le propriétaire demande d’enlever le soulier, il est préférable de le faire sans poser trop de questions.

S’enquérir de la famille du futur associé ou client est de bon ton et même idéal. En revanche, il est mieux de ne pas nommer une personne surtout quand il s’agit d’une femme. Le mieux est de poser des questions globales comme « comment va la famille ? » au lieu de «  comment va ton épouse ? » explique le Français Aissa Hamada en parlant des traditions orales.

Les coutumes et les traditions nationales

Les marabouts

Il existe une forme de dévotion très populaire appelée parfois « islam des campagnes » qui s’oppose à « l’islam officiel des villes ». Beaucoup de localités sont classées en tant que tel, c'est-à-dire « saintes» pour les Algériens.

Une confrérie ou une fondation est souvent créée autour d’un sanctuaire où le saint se repose à jamais. Il faut donc faire attention aux comportements à adopter dans ces lieux sacrés ! Une fois par an, les autochtones affirment leur ferveur religieuse durant un grand pèlerinage.

Les mosquées

Le mot « mosquée » vient du mot arabe « masdjid » signifiant le lieu ou l’endroit où tout le monde doit se prosterner devant Allah. La prosternation peut ainsi se faire dans n’importe quel endroit à condition qu’il soit sacré et propre.

Il faut faire attention aux différents lieux sacrés pour éviter d’offenser les locaux. Le jour de la mosquée et le jour du rassemblement (le « youm el djamuâa ») est le vendredi, tout le monde doit accomplir une grande prière collective. Il est conseillé d’éviter les lieux saints durant ce jour.

Les hammams

Les hammams sont très répandus dans tout le territoire. Ils sont présents dans les villes et il y en a au moins deux par quartier et les tarifs sont très réduits. Ce sont des salles de bains publics qui constituent un lieu de rencontre pour les femmes.

Les hommes prennent généralement leur bain le matin tandis que les femmes l’après-midi. Il est préférable de se renseigner avant d’aller dans un hammam pour ne pas se trouver avec les femmes : une chose qui est intolérable dans ce pays.

Seuls les petits sont approuvés à accompagner leurs mères et seulement jusqu’à un certain âge.

Savoir-vivre que tout touriste devrait adopter

Tout ce qu’il faut faire

Un touriste ou un habitant doit toujours se déchausser avant d’entrer dans une pièce ou de pénétrer  dans une demeure où le sol est parfois recouvert de tapis. Ce n’est pas seulement une question de propreté mais également une tradition de tout pays arabo-musulman.

Il est important de toujours accepter le deuxième verre de thé lors d’une cérémonie même si l’invité n’a plus soif. C’est pour prolonger le culte social du thé.

Terminer l’assiette à table est essentiel et il est bien vu par celui qui cuisine lors d’un repas familial. Avant d’entamer le repas, il est tradition de dire « Bismillah » qui signifie « au nom de Dieu ».

Une bonne nouvelle vient  de Dieu pour les Algériens. Lorsque quelqu’un l’annonce, il faut louer Dieu avec le mot « Hamdullah ! » qui signifie « Que Dieu soit loué ! ». Attention, il ne faut pas dire ce mot à n’importe quelle situation, seulement pour les bonnes nouvelles.

Un petit cadeau est toujours le bienvenu plutôt qu’une somme d’argent lors d’une invitation par une famille locale. C’est un signe de gratitude pour eux, de l’argent peut leur mettre dans l’embarras.

Il ne faut pas hésiter à les saluer dans leur langue en disant « As salâm aleikoum » et les remercier « choukran ». Il est mémorable pour eux d’envoyer les clichés si l’invité a pris une photo de groupe, conseille Aissa Hamada (voir son parcours).

Tout ce qu’il ne faut pas faire

Il est impoli pour les locaux, comme dans les autres pays arabo-musulmans d’ailleurs, de refuser le café ou le thé qu’ils offrent. C’est pour eux une façon d’accueillir les visiteurs et de leur souhaiter la bienvenue.

Le port d’une tenue provocante est strictement interdit surtout pour la gens féminine. Les minijupes, les décolletés, les shorts sont à bannir lors d’un tourisme dans le pays et il ne faut pas oublier de couvrir la chevelure durant une visite des lieux sacrés.

Se faire bronzer intégralement sur la plage est une chose taboue et interdite. Lors d’une promenade au bord de la mer, une touriste se doit de couvrir ses parties intimes pour ne pas offenser les autochtones.

Se faire des cajoleries et des démonstrations de tendresse en public n’est pas une bonne option surtout pour les touristes en couple. Ce n’est pas interdit mais ne pas le faire en public est une marque de respect de l’entourage.

Le passage devant un homme qui exécute ses prières est interdit lors d’une visite de mosquée ou d’un lieu saint.  C’est un manque de respect pour les musulmans et chaque geste et comportement compte beaucoup pour eux surtout dans un endroit sacré.

Fumer dans la rue pour une femme n’est pas approprié à leur culture même si elle attend le bus. Par contre, cela ne pose aucun souci si elle fume dans un restaurant ou dans un café.

Rentrer à la maison avec une bouteille d’alcool visible à la main n’est pas vraiment respectueux envers les voisins. Le fait de boire ne pose aucun problème, mais ne pas cacher la bouteille est un manque de considération. Les vendeurs l’emballent généralement dans du journal, raconte Aissa Hamada.

Le jour du Ramadan

Le jour du Ramadan n’est pas seulement la période où les musulmans jeûnent durant la journée, mais c’est également un changement de vie des croyants pendant un mois.

Il faut tenir compte que les croyants n’ont pas le droit de manger quoi que ce soit, de boire n’importe quel produit liquide, de fumer et d’avoir des relations intimes durant le Ramadan selon la précision de l’homme d’affaires Aissa Hamada.

Il faut éviter ces actes lors d’un passage sur la contrée pendant le Ramadan puisqu’il est gênant et choquant même pour les jeûneurs et les pratiquants de voir quelqu’un manger, boire, fumer dans la rue. Il est primordial de rester discret pour éviter les remarques.

Les personnes de passage sont conseillées de faire attention aux panneaux de signalisation puisqu’ils sont invisibles pour ceux qui sont en retard pour le f’tour lorsque le Ramadan est terminé.

La place de la femme dans la société

La condition est encore loin d’être enviable pour les femmes même si elles ont apporté une très grande contribution durant la lutte pour l’indépendance du pays. Elles sont soumises par le Code de la famille constitué par le gouvernement de Chadli Bendjedid en 1984.

Une lueur d’espoir est née durant le gouvernement de Bouteflika, mais la révolution ne se fait pas du jour au lendemain surtout dans cette région où le poids de la coutume et de la tradition religieuse compte beaucoup, la randonnée en montagne Aissa Hamada sur Twitter.

De petites évolutions ont été observées ces dernières années, mais seulement dans les grandes villes. La gente féminine est toutefois admise dans les lieux qui étaient autrefois réservés aux hommes et certains restaurants et cafés accueillent les jeunes couples qu’ils soient mariés ou non.

Il n’est plus gênant de voir de jeunes demoiselles qui s’attablent à la terrasse de la crêperie à Alger, à condition qu’elles laissent de côté les shorts, les minijupes, les décollectés et tout ce qui pourrait choquer l’entourage.

Conclusion

Il n’y a pas grand-chose d’interdit en Algérie et tout le monde est le bienvenu dans ce pays accueillant à condition de respecter ses coutumes et ses traditions comme dans les autres nations musulmanes d’ailleurs. Il suffit de savoir s’intégrer et de s’adapter à la société pour pouvoir bien profiter d’un séjour inoubliable.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :